Radars automatiques en France : types et contestation
La France comptait 3 309 radars automatiques fixes au millésime décembre 2025, d'après le jeu de données ouvert du Ministère de l'intérieur. Cette page en présente la répartition par type et explique comment la contestation diffère selon le type de radar.
Les types de radars fixes (millésime décembre 2025)
| Type (code) | Nombre | Ce qu'il contrôle |
|---|---|---|
| Radar tourelle (nouvelle génération)ETT | 1 492 | Radar vitesse fixe de nouvelle génération, doté de fonctionnalités plus avancées de détection des infractions pour contrôler les excès de vitesse ou le franchissement. |
| Radar fixe classiqueETF | 605 | Radar vitesse fixe classique, conçu pour contrôler les excès de vitesse sur une portion de route précise. |
| Radar fixe discriminantETD | 554 | Radar vitesse fixe discriminant, capable de différencier les types de véhicules (poids lourds, voitures) et d'appliquer des seuils de vitesse différents selon la catégorie. |
| Radar de feu rougeETFR | 496 | Radar de franchissement de feu rouge, qui surveille le respect des feux tricolores. |
| Radar de passage à niveauETPN | 69 | Radar de passage à niveau, utilisé pour vérifier le respect des consignes de sécurité aux passages à niveau. |
| Radar de vitesse moyenne (tronçon)ETVM | 66 | Radar vitesse moyenne, qui calcule la vitesse moyenne d'un véhicule sur une certaine distance entre deux points. |
| Radar urbain (nouvelle génération)ETU | 27 | Radar vitesse fixe de nouvelle génération en milieu urbain, pour contrôler les excès de vitesse ou le franchissement. |
Définitions des types reprises de la fiche officielle du jeu de données. Total : 3 309 radars fixes au millésime décembre 2025.
Répartition par vitesse maximale autorisée
Vitesse maximale autorisée (VMA) contrôlée par les radars du fichier. La VMA réelle sur place dépend de la signalisation ; en cas de doute, elle fait partie des points vérifiables d'une contestation.
Comment contester selon le type de radar
Quel que soit le radar, une contravention relevée par contrôle automatisé reste contestable par une requête en exonération adressée à l'Officier du Ministère Public, dans le délai de 45 jours pour l'avis initial (le délai passe à 3 mois, sous forme de réclamation, pour une amende déjà majorée). Les points vérifiables dépendent du type de dispositif ; ces arguments ne valent que si les faits les justifient, une contestation infondée étant rejetée et l'amende maintenue.
- Radars de vitesse (tourelle, fixe, discriminant, urbain, tronçon). La contestation porte fréquemment sur la vérification (homologation et contrôle métrologique périodique de l'appareil), la marge technique appliquée, ou l'identification du conducteur. Pour un radar discriminant, le seuil applicable (poids lourd ou véhicule léger) doit être le bon ; pour un radar de vitesse moyenne, c'est le calcul entre les deux points qui est en jeu. Contester un excès de vitesse.
- Radars de feu rouge. La contestation porte notamment sur la signalisation et sur la position du véhicule par rapport à la ligne d'effet du feu. Contester un feu rouge.
- Radars de passage à niveau. Dispositifs plus rares, qui contrôlent le respect des consignes de sécurité aux passages à niveau. Voir les motifs de contestation.
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Chiffres agrégés à partir du jeu de données ouvert « Liste des radars fixes en France» (Ministère de l'intérieur, Licence Ouverte 2.0), millésime décembre 2025. Comptage par type de radar et par vitesse maximale autorisée réalisé à partir du fichier source ; aucune donnée n'est estimée. Pour l'emplacement et l'état du parc au jour le jour, consultez la carte officielle de la Sécurité routière.
Comptes par type et par vitesse maximale autorisée, réutilisables sous Licence Ouverte 2.0 (Ministère de l'intérieur). Aucune position individuelle n'est diffusée.
Distance et vitesse de déclenchement du flash
Deux questions reviennent souvent : « à partir de quelle vitesse un radar flashe » et « à quelle distance flashe un radar fixe ». Les deux n'ont pas le même statut : la première renvoie à une règle chiffrée et vérifiable, la seconde ne correspond à aucune distance légale universelle.
Un radar ne retient jamais la vitesse brute qu'il mesure. Il en déduit d'abord une marge technique, prévue par l'arrêté du 4 juin 2009 relatif aux cinémomètres de contrôle routier. Pour un appareil à poste fixe, cette marge est de 5 km/h pour toute vitesse mesurée en dessous de 100 km/h, puis de 5 % de la vitesse au-dessus de 100 km/h. Pour un radar mobile embarqué (à bord d'un véhicule en mouvement), la marge est plus large : 10 km/h en dessous de 100 km/h, puis 10 % au-dessus. La valeur obtenue après déduction s'appelle la vitesse retenue : c'est la seule qui qualifie l'infraction et qui figure sur l'avis. Le radar flashe donc lorsque cette vitesse retenue dépasse la vitesse maximale autorisée (VMA) applicable à l'endroit du contrôle.
Exemple sur une voie limitée à 50 km/h contrôlée par un radar fixe : une vitesse mesurée à 56 km/h donne, après déduction des 5 km/h, une vitesse retenue de 51 km/h, soit 1 km/h au-dessus de la limite, ce qui constitue déjà une infraction. À 55 km/h mesurés, la vitesse retenue retombe à 50 km/h et aucun excès n'est caractérisé. Au-delà de 100 km/h, la marge de 5 % est plus large : sur une autoroute limitée à 130 km/h, une mesure à 140 km/h donne une vitesse retenue de 133 km/h (5 % de 140, soit 7 km/h déduits).
La question de la distance appelle une réponse plus nette : il n'existe pas de distance réglementaire à laquelle un radar fixe serait censé flasher. Un radar à poste fixe mesure la vitesse en un point précis, au niveau de ses capteurs (boucles au sol, faisceau laser ou Doppler selon le modèle), et le cliché est déclenché à cet endroit. La distance à laquelle le flash vous paraît se produire, quelques mètres avant ou après le boîtier, dépend du dispositif installé et de son orientation, pas d'une norme unique.
Ces éléments donnent des points factuels que vous pouvez vérifier sur votre avis. Si l'un d'eux ne tient pas (marge non déduite, VMA non conforme à la signalisation réelle), il peut appuyer une contestation. La marche à suivre et les délais figurent sur notre page de contestation d'un excès de vitesse, liée ci-dessous.
- Seuils indicatifs pour un radar fixe : à 50 km/h, l'excès est retenu à partir d'environ 56 km/h mesurés (retenue 51) ; à 80 km/h, à partir d'environ 86 km/h ; à 90 km/h, à partir d'environ 96 km/h ; à 130 km/h, à partir d'environ 138 km/h mesurés (marge de 5 % déduite).
- La marge technique a-t-elle bien été déduite : la vitesse retenue portée sur l'avis doit être inférieure à la vitesse mesurée (5 km/h et 5 % pour un radar fixe, 10 km/h et 10 % pour un radar mobile embarqué).
- La VMA retenue correspond-elle à la signalisation réellement en place à l'endroit du cliché : une limite mal reportée fausse la qualification de l'excès.
Questions fréquentes
Combien y a-t-il de radars automatiques en France ?
Selon l'ANTAI, la France comptait 4 029 radars automatiques au 1er janvier 2025 : 3 423 fixes, 396 déplaçables et 210 mobiles. Le tableau ci-dessus s'appuie sur une autre source (le fichier ouvert du ministère de l'Intérieur sur data.gouv.fr, limité aux radars fixes et daté d'un autre millésime), d'où de légers écarts de comptage. Dans tous les cas, le parc évolue en continu.
Les radars automatiques peuvent-ils être contestés ?
Oui. Un avis de contravention issu d'un radar peut faire l'objet d'une requête en exonération adressée à l'Officier du Ministère Public dans les 45 jours suivant l'envoi de l'avis (article 529-2 du Code de procédure pénale). Chaque radar est un instrument de métrologie légale, soumis à homologation et à des vérifications périodiques ; ces éléments de procédure peuvent être examinés selon le dossier. Pour une infraction relevée par radar, la contestation suppose une consignation égale au montant de l'amende (article 529-10 du Code de procédure pénale), restituée en cas de classement sans suite ou de relaxe. L'issue dépend du dossier, aucun résultat ne peut être garanti.
À partir de quelle vitesse un radar flashe-t-il ?
Un radar retient votre vitesse après déduction d'une marge technique fixée par l'arrêté du 4 juin 2009 : pour un radar à poste fixe, 5 km/h pour une mesure en dessous de 100 km/h et 5 % au-dessus (10 km/h et 10 % pour un radar mobile embarqué). L'infraction n'est caractérisée que si cette vitesse retenue dépasse la limite. Sur une route à 50 km/h avec un radar fixe, il faut donc être mesuré à 56 km/h pour obtenir une vitesse retenue de 51 km/h et déclencher une contravention.
À quelle distance un radar fixe flashe-t-il ?
Il n'existe pas de distance légale universelle. Un radar fixe mesure la vitesse en un point précis, au niveau de ses capteurs, et prend le cliché à cet endroit. La distance à laquelle le flash semble se déclencher, quelques mètres avant ou après le boîtier, varie selon le modèle et son installation, sans norme unique. Aucune règle ne fixe une « distance de flash » opposable.
Comment savoir si le radar a bien déduit la marge technique ?
Comparez la vitesse mesurée et la vitesse retenue sur votre avis : la vitesse retenue doit être inférieure (5 km/h et 5 % pour un radar fixe, 10 km/h et 10 % pour un radar mobile embarqué, selon que la mesure est en dessous ou au-dessus de 100 km/h). Vérifiez aussi que la limite retenue correspond à la signalisation réelle à l'endroit du contrôle. Ces éléments sont vérifiables et, s'ils ne tiennent pas, peuvent appuyer une requête en exonération auprès de l'officier du ministère public.
Pages liées
Information générale à destination des automobilistes, sans conseil juridique individualisé. Les chiffres reflètent un millésime du jeu de données officiel et peuvent avoir évolué ; vérifiez toujours les mentions de votre avis de contravention.