Faux mail ANTAI : comment reconnaître l'arnaque et la signaler

Les vagues de faux avis de contravention se multiplient : de faux mails et SMS usurpent l'identité de l'ANTAI et du service amendes.gouv.fr pour vous soutirer un paiement ou vos données bancaires. Cette page vous aide à distinguer un vrai avis d'un phishing, à connaître les canaux officiels, à signaler l'arnaque et à réagir si vous avez déjà cliqué ou payé. Opposio est un service privé indépendant, non affilié à l'ANTAI ni à l'État : nous vous informons ici sans rien vous demander.

En bref

L'ANTAI n'envoie jamais de SMS : tout SMS réclamant le paiement d'une contravention est une arnaque. Ses courriels proviennent uniquement de l'adresse [email protected], et les sites officiels sont antai.gouv.fr (consultation, désignation, contestation), amendes.gouv.fr (paiement d'une amende) et stationnement.gouv.fr (paiement d'un forfait post-stationnement). Un message qui presse au paiement immédiat via un lien, demande vos coordonnées bancaires ou renvoie vers un domaine inhabituel est un faux. Ne cliquez pas, ne payez pas, et signalez-le au 33700 (SMS) ou à Signal Spam (mail).

L'ANTAI n'envoie jamais de SMS : le premier réflexe

L'ANTAI (Agence nationale de traitement automatisé des infractions) est l'organisme public qui édite et envoie les avis de contravention. Elle indique explicitement qu'elle n'envoie jamais de SMS. Par conséquent, tout SMS prétendant provenir de l'ANTAI et vous invitant à payer une amende via un lien est une arnaque, sans exception.

Pour les courriels, l'ANTAI n'utilise qu'une seule adresse d'expéditeur : [email protected]. Un mail émis depuis n'importe quelle autre adresse (gmail, orange, un domaine proche mais différent comme « antai-infractions » ou « amendes-gouv ») doit vous alerter immédiatement.

Retenez aussi les sites officiels : amendes.gouv.fr pour payer une amende forfaitaire, stationnement.gouv.fr pour un forfait post-stationnement, et antai.gouv.fr pour consulter, désigner un conducteur ou contester. Le signal fiable : une adresse officielle se termine toujours par « .gouv.fr ». Méfiez-vous de tout domaine qui n'en relève pas.

Les marqueurs d'un faux avis d'amende

Les faux avis reposent presque toujours sur l'urgence artificielle : le message évoque une majoration « dans quelques heures », une « dernière relance » ou une menace de poursuites pour vous empêcher de vérifier. Or les vrais délais sont larges : 45 jours pour payer une amende forfaitaire (60 jours en cas de paiement en ligne) avant toute majoration. Aucun « délai de 24 heures » n'existe dans la procédure officielle.

Un faux avis cherche à récupérer des données que l'administration ne réclame jamais ainsi : numéro de carte bancaire complet, date d'expiration et cryptogramme à trois chiffres, mais aussi numéro fiscal, permis de conduire ou pièce d'identité. Un vrai paiement se fait uniquement sur amendes.gouv.fr, jamais via un formulaire reçu par mail ou SMS.

Restent quelques indices matériels : fautes d'orthographe, logo ANTAI de qualité douteuse, montant « bizarre » avec des centimes (les amendes réelles sont arrondies, par exemple 135 €, 90 € ou 375 €), URL ne se terminant pas par « .gouv.fr », ou QR code renvoyant vers un site non officiel.

  • SMS prétendument de l'ANTAI : toujours un faux (l'ANTAI n'envoie pas de SMS).
  • Expéditeur mail différent de [email protected].
  • Lien vers un domaine ne se terminant pas par « .gouv.fr » (sites officiels : antai.gouv.fr, amendes.gouv.fr, stationnement.gouv.fr).
  • Urgence, menace de majoration immédiate, ton comminatoire.
  • Demande de coordonnées bancaires, numéro fiscal, permis ou pièce d'identité.
  • Montant avec des centimes ou inhabituel, fautes, QR code suspect.

Vérifier si un avis est authentique

Ne cliquez sur aucun lien contenu dans le message. Pour vérifier une éventuelle amende, ouvrez vous-même votre navigateur et saisissez manuellement l'adresse antai.gouv.fr. Depuis le téléservice officiel, vous pouvez consulter un avis, désigner un conducteur ou entamer une contestation à partir du numéro d'avis figurant sur un document que vous avez réellement reçu.

Passez la souris sur le lien (sans cliquer) ou appuyez longuement sur mobile pour afficher l'URL réelle : si elle ne se termine pas par « .gouv.fr » ou comporte des sous-domaines douteux, c'est un faux. Vérifiez de même l'adresse complète de l'expéditeur, pas seulement le nom affiché.

En cas de doute, ne répondez pas au message et n'appelez pas les numéros qu'il contient. Recoupez toujours avec les canaux officiels : antai.gouv.fr pour la consultation et la contestation, amendes.gouv.fr uniquement pour le paiement.

Les canaux officiels : antai.gouv.fr et amendes.gouv.fr

Deux sites, deux usages. antai.gouv.fr est le portail officiel pour consulter un avis, désigner le conducteur (utile pour un véhicule de société ou une infraction radar), ou déposer une requête en exonération ou une réclamation. amendes.gouv.fr est le site officiel de paiement d'une amende forfaitaire (un forfait post-stationnement se règle, lui, sur stationnement.gouv.fr).

Aucune de ces démarches ne se fait à partir d'un lien reçu par SMS ou par mail non sollicité. Vous devez toujours arriver sur ces sites en tapant l'adresse vous-même. Les courriels légitimes de l'ANTAI, lorsqu'ils existent, proviennent exclusivement de [email protected].

À noter : le forfait post-stationnement (FPS), qui a remplacé l'amende de stationnement payant, ne suit pas la même procédure ni les mêmes délais qu'une amende pénale gérée par l'OMP. Il relève d'un recours administratif préalable auprès de la commune. Un faux avis mélange souvent ces notions pour paraître crédible.

Signaler un faux mail ou SMS ANTAI

Signaler prend deux minutes et aide à faire fermer les circuits frauduleux. Le canal dépend du support reçu. Pour un SMS, transférez-le gratuitement au 33700, la plateforme nationale de signalement des spams et messages frauduleux par SMS. Pour un mail, transmettez-le à Signal Spam via signal-spam.fr.

Pour faire bloquer l'adresse d'un site de phishing, signalez l'URL sur phishing-initiative.fr. Vous pouvez aussi signaler le contenu illicite sur la plateforme Pharos, internet-signalement.gouv.fr, gérée par le ministère de l'Intérieur.

Enfin, cybermalveillance.gouv.fr propose un parcours de diagnostic gratuit qui vous oriente selon votre situation et met en relation, si besoin, avec un professionnel. C'est un bon point de départ si vous ne savez pas par où commencer.

  • SMS frauduleux : transférer au 33700 (gratuit).
  • Mail frauduleux : signaler à Signal Spam (signal-spam.fr).
  • Adresse d'un site de phishing : phishing-initiative.fr (fait bloquer l'URL).
  • Contenu illicite : Pharos, internet-signalement.gouv.fr (ministère de l'Intérieur).
  • Aide et diagnostic : cybermalveillance.gouv.fr.

Que faire si vous avez cliqué ou payé

Si vous avez seulement cliqué sur le lien sans rien saisir, fermez la page, ne renseignez aucune donnée et supprimez le message après l'avoir signalé. Par précaution, si vous avez saisi un mot de passe réutilisé ailleurs, changez-le sur les sites concernés.

Si vous avez communiqué vos coordonnées bancaires, agissez vite : faites opposition auprès de votre banque et surveillez vos comptes. En cas de débit frauduleux, signalez l'opération sur la plateforme Perceval (via votre espace FranceConnect) et demandez le remboursement à votre banque, preuves à l'appui.

Déposez plainte au commissariat, à la gendarmerie ou par courrier au procureur de la République, en conservant le message d'origine comme preuve. Pour être conseillé, vous pouvez contacter Info Escroqueries au 0 805 805 817 (service gratuit, jours ouvrés). Une plainte est particulièrement importante si de l'argent a été débité ou si vos données personnelles ont été utilisées.

Si l'avis est authentique et que vous voulez le contester

Une fois écartée l'hypothèse de l'arnaque, il se peut que l'avis soit bien réel et que vous estimiez la contravention injustifiée. Vous pouvez alors former une requête en exonération auprès de l'Officier du Ministère Public (OMP), dans un délai de 45 jours à compter de l'envoi de l'avis (article 529-2 du Code de procédure pénale). Attention : payer l'amende revient à reconnaître l'infraction et éteint l'action publique (article 529 CPP). Ne payez donc pas si vous comptez contester.

Si l'amende est déjà majorée, la voie est une réclamation auprès de l'OMP dans les 30 jours (article 530 CPP). Les démarches officielles de désignation ou de contestation se font sur le téléservice antai.gouv.fr, jamais via un lien reçu par message.

Comment Opposio vous aide

Opposio est un service privé indépendant, non affilié à l'ANTAI ni à l'État. Si votre avis est authentique et que vous souhaitez le contester, notre outil analyse votre situation en quelques minutes, sans création de compte, et génère une lettre de contestation formelle prête à envoyer à l'OMP, avec citation des articles de loi pertinents.

Nous ne réclamons jamais de paiement d'amende : le règlement d'une contravention se fait uniquement sur amendes.gouv.fr. Notre prestation porte sur la rédaction de votre contestation. Vous restez maître de la démarche et des documents produits.

Contester votre amende maintenant

Notre IA juridique vérifie automatiquement 77 motifs sur votre cas précis, estime vos chances et rédige la lettre. Pas de paiement si vos chances sont inférieures à 10 %.

Analyser mon amende (gratuit)

Questions fréquentes

Mail ANTAI, vrai ou faux : comment savoir ?

Vérifiez d'abord l'adresse de l'expéditeur : l'ANTAI n'écrit que depuis [email protected]. Rappelez-vous que l'ANTAI n'envoie jamais de SMS, donc tout SMS est un faux. Ne cliquez sur aucun lien : ouvrez vous-même antai.gouv.fr pour consulter un éventuel avis. Un message qui presse au paiement immédiat ou demande votre carte bancaire est une arnaque.

Quelle est la vraie adresse mail de l'ANTAI ?

L'ANTAI indique que ses courriels proviennent uniquement de l'adresse [email protected]. Toute autre adresse d'expéditeur, même proche visuellement, signale un faux. Les sites officiels associés sont antai.gouv.fr (consultation, désignation, contestation), amendes.gouv.fr (paiement d'une amende) et stationnement.gouv.fr (paiement d'un forfait post-stationnement).

L'ANTAI envoie-t-elle des amendes par mail ou par SMS ?

L'ANTAI précise qu'elle n'envoie jamais de SMS : un SMS d'amende est donc toujours frauduleux. Les avis de contravention sont principalement adressés par courrier postal. Des courriels peuvent exister, mais uniquement depuis [email protected], et ils ne contiennent pas de formulaire de paiement par carte : le paiement se fait seulement sur amendes.gouv.fr.

Comment signaler un faux mail ANTAI en 2026 ?

Pour un SMS, transférez-le gratuitement au 33700. Pour un mail, signalez-le à Signal Spam (signal-spam.fr). Pour faire bloquer l'adresse d'un site de phishing, utilisez phishing-initiative.fr, et pour un contenu illicite, la plateforme Pharos (internet-signalement.gouv.fr). En cas de doute, cybermalveillance.gouv.fr propose un diagnostic gratuit.

J'ai payé un faux avis d'amende, que faire ?

Faites immédiatement opposition auprès de votre banque et surveillez vos comptes. Signalez le débit frauduleux sur la plateforme Perceval et demandez le remboursement à votre banque avec les preuves. Déposez plainte au commissariat, à la gendarmerie ou auprès du procureur, en conservant le message d'origine. Vous pouvez être conseillé par Info Escroqueries au 0 805 805 817.

Le logo ANTAI sur le mail garantit-il qu'il est authentique ?

Non. Un logo peut être copié à l'identique par les escrocs : sa présence ne prouve rien. Fiez-vous à l'adresse de l'expéditeur ([email protected]), à l'URL réelle des liens (elle doit se terminer par .gouv.fr) et aux marqueurs d'arnaque comme l'urgence ou la demande de coordonnées bancaires, plutôt qu'à l'apparence visuelle.

Quel est le numéro officiel pour les amendes gouv ?

Le paiement d'une amende forfaitaire se fait en ligne sur amendes.gouv.fr (un forfait post-stationnement sur stationnement.gouv.fr), et la consultation ou la contestation sur antai.gouv.fr. Si vous avez été victime d'une escroquerie, le service Info Escroqueries répond au 0 805 805 817 (gratuit, jours ouvrés). Ne rappelez jamais un numéro indiqué dans un message suspect.

Source : référentiel juridique Opposio (articles de loi et procédure vérifiés). Information générale, ne constitue pas un conseil juridique individualisé.

Contester maintenant19 à 29 €